Dramatisation permanente, la sale manie politicienne

La guerre, la menace terroriste, le fascisme et l’austérité partagent un point commun : ils font l’objet d’une « alerte rouge » lancée par les responsables politiques. L’insupportable enchère de superlatifs, employée quel que soit le bord politique et le « danger » désigné, vide les mots de leur force et surtout, de leur sens. « Crier au loup », selon l’expression prêtée à la fable d’Ésope, est décidément à la mode. Cette déformation permanente de la réalité en   devient désespérante, si bien qu’un petit tour d’horizon de la question s’impose.


Par Benoit Delrue.
3 000 mots environ. Temps de lecture estimé : 15 minutes. L'horloge du Bilan


« La troisième guerre mondiale » est déclarée. C’est ce qu’affirme Christian Estrosi, le ton grave et les yeux fixes. Depuis le 26 avril, le maire UMP-Républicains de Nice tient son discours. « La civilisation judéo-chrétienne » est attaquée par « l’islamo-fascisme », qui dispose en France d’une « cinquième colonne ». Les mots sont forts mais pour beaucoup de Français, pour parti influencés par un Front National habitué des formules excessives et mensongères, ils qualifient bien la réalité : les fondamentalistes musulmans nous mènent la guerre, ils sont présents sur notre sol national, des attentats sont commis ou déjoués, et ils s’organisent depuis l’extérieur. Cette propagande autour d’une « troisième guerre mondiale » d’ores et déjà déclarée, si elle est utile à ses auteurs pour jouer sur les peurs et donner l’impression à des citoyens désespérés de vivre enfin un moment historique, est franchement pitoyable.

Guerre et paix

Les formules d’Estrosi ne fonctionnent que parce que les Français n’ont, précisément, plus connaissance de la guerre – et c’est heureux. Une « guerre mondiale », qui impliquerait au moins deux grands camps d’Etats mobilisés dans un conflit total, est à des années-lumière pour désigner la situation géopolitique actuelle. La notion troublante d’ « islamo-fascisme », quant à elle, est une vulgaire torsion de la réalité. Les intégristes religieux se nourrissent de la terreur et sèment la barbarie, à travers un système raciste qui oblige les infidèles à la soumission, et vise à la disparition de toutes leurs entités. Mais ce système est radicalement différent du fascisme, moins caractérisé par son aspect religieux (bien réel) que par la militarisation, la lutte contre les grèves et le marxisme, la célébration de l’industrie et de la technologie qui permettraient, dans un esprit romanesque, l’émergence d’un « homme nouveau ». Enfin, la « cinquième colonne » n’a pas, non plus, lieu de s’appliquer à la présente situation.

Moins connue, cette expression vient de la guerre d’Espagne. Alors que les troupes nationalistes avançaient vers Madrid en quatre colonnes, la propagande franquiste annonçait par voie de radio que « la cinquième colonne (était) déjà sur place », parvenant à créer le trouble dans les troupes républicaines. L’expression est restée pour désigner, au sein même d’un appareil d’Etat, la présence dissimulée d’ennemis organisés depuis l’extérieur. Estrosi l’emploie pour qualifier la présence, sur le sol national, de potentiels terroristes. Outre la présence même d’ « ennemis de l’intérieur », qui est discutable tant elle est surévaluée, la nature de la menace serait radicalement différente si ces ennemis se trouvaient à la tête de l’Etat. Qu’importe : l’ancien chef de l’Etat, Nicolas Sarkozy a apporté tout son soutien au député-maire de Nice. Nul doute que l’ex-président reprendra à son compte, peut-être dans une version édulcorée, ces idées qui sèment tension et angoisse chez les Français.

Les représentants de l’UMP-Républicains seraient davantage fautifs si leurs propos ne faisaient pas directement écho à ceux tenus par le Premier ministre socialiste après les attentats visant Charlie Hebdo et l’Hyper Cacher. Dès le vendredi 9 janvier, Manuel Valls déclarait aux côtés de son ministre de l’Intérieur que « nous sommes dans une guerre contre le terrorisme ». Le 13 janvier, devant le Parlement, il persistait. « Oui, la France est en guerre contre le terrorisme, le djihadisme et l’islamisme radical », ajoutant que « la France protégera tous ses concitoyens avec détermination et sang-froid ». La rhétorique guerrière fonctionne à plein. Elle est pourtant largement hors de la réalité. Bien sûr, le massacre à Charlie Hebdo est effroyable, les prises d’otages et l’attaque du magasin juif sont terribles. Mais il n’y a pas lieu de qualifier la situation nationale de guerre. Ces formules, employées par la quasi-totalité du « monde politique », reviennent à mésestimer autant les véritables situations de guerres, comme celles éprouvées par les peuples en Libye, en Syrie ou dans le Donbass, que la situation de paix que nous connaissons dans les frontières métropolitaines de notre pays depuis soixante-dix ans. A force de se croire en guerre, les citoyens cèdent progressivement à la panique permanente. Mais si, par malheur, une véritable guerre vient à déferler sur notre pays, les Français regretteront amèrement d’avoir gâché les temps de paix par une angoisse qui n’a tout simplement pas lieu d’être.

« Menace sans équivalent dans le passé »

Le 29 avril, c’est parce que « la France fait face à de lourdes menaces » que François Hollande a fait le « choix » de revoir à la hausse le budget de la Défense. Ou plutôt, de revoir à la baisse les coupes budgétaires qui lui sont opérées. Mise à toutes les sauces, la « menace » est ici une justification erronée. C’est moins en raison de la menace intérieure supposée que de l’enlisement réel des conflits menés par la France à l’extérieur – que ce soit au Mali, en Centrafrique ou contre l’Etat islamique – que le rectificatif budgétaire a été apporté par le chef de l’Etat. Mais la formule fonctionne à plein. De l’avis des observateurs et autres fameux « politologues », Hollande endosse bien le costume du chef de guerre, et n’hésite plus désormais à le porter à l’intérieur de nos frontières. En ce domaine, il est jugé plus efficace que dans sa politique économique, qui semble elle aussi tourner à l’enlisement.

Hollande fait, à nouveau, suite à Manuel Valls dans ce champ lexical. Le Premier ministre affirmait dès le 9 janvier que « la France n’a jamais été confrontée à un tel défi ». Après l’attentat « déjoué » et jamais commis contre « deux églises » du Val-de-Marne, le chef du gouvernement avançait encore dans son argumentation, soutenant que « notre pays fait face à une menace terroriste sans équivalent dans le passé, par sa nature et par son ampleur ». Il est vrai que jamais deux événements se produisent parfaitement à l’identique dans l’Histoire. Mais il faudrait la mémoire courte pour ne pas mettre en doute de tels propos. En pleine guerre civile algérienne, le Groupe islamique armé instaure un climat de terreur dans l’hexagone à l’été 1995. Le 25 juillet, une bombe explose dans le RER B, faisant 8 morts et 117 blessés. Dans les semaines qui suivent, cinq attentats en régions parisienne et lyonnaise vont blesser près de 80 personnes. En décembre 1996, le GIA commet un second attentat dans le RER B, dont le bilan est de 4 morts et 170 blessés.

Vulpes_et_gallus

Dans un autre registre, l’Organisation armée secrète (OAS) pratiquait un terrorisme intense alors que l’Algérie obtenait son indépendance. En 1961, des dizaines d’assassinats sont commis à l’encontre de responsables de la République, dont le maire d’Evian en mars pour avoir accepté d’accueillir les négociations de paix. En juin, l’attentat du train Strasbourg-Paris fait 28 morts et 170 blessés. Le début de l’année 1962 voit une recrudescence des attaques, avec plus de 180 plasticages en janvier-février. Enfin, après la proclamation de l’indépendance algérienne le 5 juillet, le président de la République essuie une tentative d’assassinat à l’arme lourde dans la soirée du 22 août. Au Petit-Clamart, le cortège présidentiel est attaqué par un commando de douze hommes équipés de fusils-mitrailleurs et d’explosifs. 187 balles sont tirées, faisant éclater les pneus et les vitres de la DS présidentielle, laissant plusieurs impacts à hauteur de tête de Charles de Gaulle et son épouse.

S’il présente incontestablement d’une nature différente à celle des attentats que connaît la France en 2015, le terrorisme de l’OAS est d’une ampleur autrement plus grande. A nouveau, les formules de l’exécutif effacent la vérité, en l’occurrence l’Histoire récente de notre pays, pour sur-dramatiser la situation présente. Le discours tenu par nos responsables politiques sur « la guerre » et « la menace » actuelles ne fait pas que dépasser la réalité, il la plie pour servir de sombres intérêts.

Fascismes désignés et fascisme authentique

Dans un tout autre registre, les alertes des représentants de gauche et d’extrême-gauche relèvent de la même démarche discursive. Nombreux sont ceux qui s’écrient au fascisme pour qualifier des actes de violence à l’encontre de militants. Ainsi la mort de Clément Méric a été qualifiée par presque toute la gauche de « crime fasciste ». S’il s’agit évidemment d’une tragédie, et d’un révélateur de l’emploi de la violence comme mode d’action privilégié chez les groupes d’extrême-droite dont fait partie son agresseur, nous ne pouvons y voir pour autant le signe du fascisme. A l’instar du racisme, le fascisme est un système. Les crimes fascistes ne peuvent être opérés qu’au sein d’un régime fasciste, et sont incomparables avec les crimes perpétrés par des individus et des groupes isolés. C’est affaiblir la réalité du fascisme que d’abuser du terme, en voulant y inclure tous les actes violents perpétrés par les skinheads d’extrême-droite et autres adorateurs d’Hitler. Si leurs exactions sont bien réelles, elles relèvent davantage du fait divers que d’une « violence politique » ou d’un « crime fasciste », expressions qu’il convient de réserver pour leur véritable et terrible réalité.

Il n’en reste pas moins qu’au sein d’une démocratie comme la France aujourd’hui, il existe des groupes politiques fascistes, au sens où ils œuvrent pour l’instauration d’un tel régime. En ce sens, en tant que subordonné actif et autonome du troisième Reich, le régime de Vichy gagnerait à être qualifié de fasciste. Son action antisyndicale, ses polices anti-communistes et anti-juives, la promotion du travail et de l’industrie, l’appel à une « révolution nationale », et la création d’une « Milice » paramilitaire basée sur le volontariat, sont autant de traits caractéristiques d’un authentique fascisme. En ce qui concerne les groupes contemporains, à bien des égards le parti de Soral et Dieudonné, Réconciliation nationale, tire vers l’obédience fasciste. Il ne s’affiche évidemment pas comme tel, tant la France a répudié l’idéologie fasciste à la faveur de l’œuvre progressiste du mouvement ouvrier au 20ème siècle, mais le projet politique de Soral reprend l’essentiel de ses caractéristiques : rejet total du syndicalisme et des antagonismes de classe, vision romanesque liée à une certaine modernité, célébration de l’Homme et particulièrement du chef, ultra-nationalisme type maurrassien.

Ce sont autant de caractéristiques que le Front National ne présente pas. Le FN est un parti d’extrême-droite, et le qualifier de « fasciste » comme le font souvent ses opposants de gauche, revient à le dénaturer – et in fine, à être inaudible par les Français. Avant même d’opérer son tournant « social » sous l’égide de sa présidente, le FN était davantage un parti très conservateur et réactionnaire qu’un parti authentiquement fasciste. Attaché aux traditions et aux racines chrétiennes de la France, présentant un nationalisme chauvin, opposé au mouvement ouvrier sans promouvoir une « révolution nationale » ni le recours à des milices populaires, le FN est un parti traditionnel de la droite radicale. Le virage conduit par Marine Le Pen l’éloigne d’autant plus de l’idéologie fasciste. Il revendique certes de n’être plus « ni droite ni gauche » et maintient une certaine vision romanesque de la France à travers sa célébration de Jeanne d’Arc ; mais il entend se professionnaliser et s’institutionnaliser, reprenant les pratiques du jeu politique en cours, et il porte un discours moins violent à l’encontre des syndicats, reprenant même plusieurs formules au mouvement ouvrier comme la défense des travailleurs et la désignation des « banquiers » comme spoliateurs du peuple français. Cette « dédiabolisation », permise facilement par une « diabolisation » stupide au préalable, renforcent encore l’imposture qu’est le FN. Prétendant défendre la classe ouvrière, il est une option profitable avant tout aux grands bourgeois, aux propriétaires de grands capitaux, les mêmes qui confisquent les richesses nationales et ont intérêt à l’affaiblissement de la fiscalité et du droit du travail proposé par le parti d’extrême-droite. Mais démasquer cette imposture ne peut se faire par remplacement de cette autre imposture intellectuelle que serait lui accoler le fascisme pour étiquette.

Austérité et économies budgétaires

C’est devenu le grand argument du Parti socialiste pour distinguer sa politique économique de celle menée par la majorité précédente : l’UMP a mené une politique d’austérité sous Sarkozy. Ce qui n’est d’ailleurs pas étranger, prétend le gouvernement actuel, à l’état catastrophique dans lequel Hollande a trouvé la France. Ce même argument est la marotte préférée du Parti communiste et de son organe central non-assumé, l’Humanité, pour critiquer l’exécutif socialiste. Le premier fait presque exclusivement campagne sur son « alternative à l’austérité », tandis que le second systématise l’emploi de ce terme pour qualifier la politique économique conduite par Manuel Valls et ses ministres. Reprenant la rhétorique du Front de Gauche à son compte, Europe-écologie les Verts appelle depuis fin 2013 le gouvernement à « changer enfin de cap », « pour sortir des politiques d’austérité ». Même le FN s’y met, en dénonçant en mars 2015 les « effets récessifs de la politique d’austérité » que Hollande et son gouvernement mèneraient.

Il convient, là encore, de rappeler que les mots ont un sens. L’austérité consiste en une réduction accélérée de la dépense publique entraînant une diminution rapide du périmètre de l’Etat, avec des mesures drastiques – fermetures de services entiers et diminution de salaires imposés aux fonctionnaires. En Irlande, les collectivités locales ont vu leur budget fondre de 24% entre 2008 et 2013. Les baisses de salaires ont atteint 20% dans la fonction publique, et le temps de travail est passé de 35 heures à 37 et demie. L’Espagne a augmenté la TVA de 16 à 21 %, baissé les salaires des fonctionnaires de 5%, supprimé la moitié de leurs primes, privatisé le contrôle aérien de 17 aéroports et une partie de la loterie nationale.

 Le meilleur, ou le pire, exemple en la matière est celui de la Grèce. Sur injonction de l’Union européenne et du FMI, la République hellénique a supprimé les 13ème et 14ème mois pour tous les retraités et salariés du public, décidé du non-remplacement de 9 départs à la retraite sur 10, opéré des privatisations massives en un temps record (littoraux, aéroport, ports, poste, banque), licencié 30.000 agents publics, et fait fermer les cinq chaînes de la télévision publique grecque sans préavis. Parallèlement la TVA et les taxes ont été lourdement augmentées et, cerise sur le gâteau, le salaire minimum interprofessionnel est passé de 750 à 580 euros. Ces mesures ont littéralement fait exploser la pauvreté et le chômage. Ce dernier a doublé en cinq ans, et le salaire médian est passé de 1.000 à 700 euros. Alors que la quasi-totalité de la population était couverte, un Grec sur quatre n’a plus de sécurité sociale.

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En comparaison, la France ne remplace pas un départ à la retraite sur deux dans la fonction publique, tandis que les collectivités locales françaises ont connu en 2014 une baisse de leur budget inférieure à… 1%. Sans minimiser les dégâts causés par les mesures d’économie prises en France, elles ne peuvent être qualifiées de politique d’austérité. Il s’agit d’une politique classique de réduction de la dépense publique, liée à la volonté de réduire progressivement le périmètre d’un Etat rendu très influent sur le marché par les mesures politiques de compromis prises au 20ème siècle, face à un mouvement ouvrier puissant. Cette politique suit la même logique depuis une trentaine d’années en France, comme dans beaucoup d’Etats européens. La distinguer de l’austérité est d’autant plus important que le gouvernement socialiste ou de droite à venir sera amené par l’Union européenne à appliquer, au moins temporairement, de véritables mesures drastiques. Déjà entre 2015 et 2017, les collectivités connaîtront une accélération de la baisse, cumulée à 11 milliards d’euros sur trois ans, contre un milliard et demi en 2014. Cet « avant-goût » sera probablement suivi d’une accélération réelle des budgets de fonctionnement et d’investissement, et bientôt accompagné des « réformes structurelles » comme l’augmentation du temps de travail, la baisse du Smic ou la suppression du CDI.

Alarmisme assommant

En ce qui concerne l’austérité, il semble clair que les Français la connaîtront dans les années à venir ; mais ils n’accorderont que peu de crédit à ceux qui répètent depuis des années que nous la vivons, ou qu’elle est derrière nous. Les partis de gauche se rendront sans doute compte alors qu’il était parfaitement contre-productif de crier au loup à chaque économie budgétaire, car cela affaiblit largement la portée du cri, si d’aventure le loup montre vraiment le bout de son museau.

Il en sera de même, dans un avenir un peu plus éloigné, des autres thèmes évoqués. Les formules diffusées par les responsables politiques focalisent l’attention des citoyens sur des sujets secondaires, les éloignant des véritables problèmes de notre nation comme sa ruine réelle provoquée par la tertiarisation intégrale, le chômage atteignant bientôt 10 millions de travailleurs ou l’enrichissement injustifiable de la poignée de milliardaires. Mais la pratique systématique de la sur-dramatisation est à double tranchant. Les Français ne sont pas si bêtes que certains veulent le croire et tireront bien des enseignements, le jour où la tragédie annoncée maintes fois s’abattra vraiment sur le pays. Non seulement ils se rendront compte à quel point l’alarmisme permanent les aura mal préparés à affronter l’épreuve, mais ils se souviendront que les fausses mobilisations passées servaient avant tout à dissimuler une réalité peu reluisante sur la conduite réelle de la France.

A l’instar d’Apple et de ses sempiternelles « révolutions », les mots deviennent de simples produits marketing dans leur utilisation politicienne. La guerre, pour ne citer qu’elle, est un concept utilisé à bien des fins de persuasion, et en focalisant l’attention, ceux qui en abusent parviennent à biaiser la réalité dans l’imaginaire collectif. Démunis de repères, les Français tombent aujourd’hui dans le panneau et cèdent à la dramatisation ambiante. Mais les mots ont un sens, et ils le retrouveront à mesure que la nation éprouvera par elle-même d’authentiques expériences. La manipulation sémantique éclatera alors au grand jour, et avec elle toute la malhonnêteté des politiciens d’aujourd’hui qui témoignent, décidément, d’une médiocrité intellectuelle confondante.

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